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La tente du Coboille Delocean

 

An coboille delocean, vlà qui chuis. Me la tente es dur quand il y a des matines comme celle d ojordui. . Fo avoir de la patience quand on bosse à la mer. Souvant ca part en cui, avec le vent qui vient nous emmerder, les nouags et meme de fois la plui elles se rammen aussi. Ah là on est mal barré. On a plus rien à branler. Alors s’qu je fe, je me tire sur le canapé mater des films sessuels, deux fois je decende a la cabine et me amuse avec une ptit touchette, se surtout  puisque je fume pas. Autrement je serai dehors, en train me bruler les doigts jusq’au deux magots, quand meme en train de siffler aux mefs qui coquinent sur le trottoir, oh putain, bonheur denu les coboilles delocean, les blondinets qui ramasent tous les regards et les babes des coboilles, et ossi deux fois nos poesies. Et vlà porquoi la tente qu’elle est si dur. La tremon elle marche pas ici, on seser plutot des etoiles, a la limite, sur le port, on fais gaffe du resto d un face, on sait que quand ils rammas leur truc des tables ce la qu’nous on se ramasse a la plage ou ou chacan veut. Mais en pleine mer est different, on a nulle part pour se changer les idees, la on deconne le plus : sil y a des mefs prima on essai de les embobiner, et segunda, si ca marche on se les farci. Si elle se les pas on les emmerde, ca arrive suvan ca, quand elles ont mar et nous menacent de leur main sur notre guele, la, la on arrete et on trouve quelq chose d autri a faire, quelqu'un d autre a emmerder : alors faire chier au chien sil y Ana. Chien a gauche chien a droite jusqu a quil en a marre lui aussi et il essai de nous arracher la main d un cou. Je me ramene alors tout en face du bateau et la je me assis et j ai envie de faire chier les poissons, mais souvent il ni apa, ni Ana non plus. Merde alors, mer partout, rien a branler, cest la que la tente nous extermine lentement. On delire, on fume, pas moi, on invente des histoires, on se rappelle des blondes de avanthier, qu elles ete bonne de partout oh sacrebleu, on est ravi… mais toujours la tente.

 

= Vlà un cheap hommage a R. Queneau dont Zazie dans le metro est peut être un des plus drôles histoires j’ai eu à la main.

 

Joseph Tiques

 

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